Les amis du campingcar et du van

Plaque de désensablage militaire : comment choisir et utiliser cet équipement en camping-car

Plaque de désensablage militaire : comment choisir et utiliser cet équipement en camping-car

Plaque de désensablage militaire : comment choisir et utiliser cet équipement en camping-car

Qui n’a jamais rêvé d’emmener son camping-car au bout d’une piste sableuse qui mène à une plage déserte… avant de sentir l’arrière s’enfoncer doucement et de comprendre que la marée, elle, ne patientera pas ? C’est précisément pour ces moments-là que les plaques de désensablage, et en particulier les modèles d’inspiration militaire, prennent tout leur sens.

Pourquoi les plaques de désensablage « militaires » intéressent les camping-caristes

À la base, les plaques de désensablage militaires sont pensées pour du lourd : camions de l’armée, véhicules blindés légers, convois logistiques en terrain hostile. Autrement dit, ce sont des équipements conçus pour :

Pour nous, camping-caristes, cela se traduit par trois avantages très concrets :

Je me souviens d’un bivouac dans les Landes, sur une piste sableuse qui paraissait bien ferme. Deux vans y passaient sans problème. Mon camping-car, lui, un peu plus lourd sur l’arrière, s’est planté net à 10 mètres du spot rêvé. Sans plaques, j’étais bon pour une séance de pelletage et l’intervention d’un 4×4. Avec des plaques militaires sous les roues motrices, un petit jeu d’embrayage doux et c’était réglé en quelques minutes. Le genre d’accessoire qu’on considère longtemps comme « optionnel »… jusqu’au jour où il vous sauve littéralement la soirée.

Qu’appelle-t-on une plaque de désensablage « militaire » ?

Le terme « militaire » est devenu un peu marketing, mais il recouvre tout de même certaines caractéristiques bien réelles. Globalement, on trouve :

Ce qui fait vraiment la différence, plus que la couleur kaki, c’est :

Dans l’armée, ces plaques servent souvent à créer un « chemin » sur quelques mètres. En camping-car, on s’en sert rarement pour faire 50 m de piste, mais plutôt pour se sortir d’un mauvais pas : décoller le véhicule, retrouver de l’adhérence et retourner sur du dur.

Comment choisir ses plaques de désensablage militaires pour un camping-car

Passons au concret. Quand on a 7 mètres de camping-car à tracter, on ne choisit pas ses plaques comme pour une citadine. Voici les critères qui méritent vraiment votre attention.

La capacité de charge : non négociable

Commencez par le point le plus important : la charge admissible par plaque. Un camping-car à 3,5 t, c’est déjà environ 1,7 t par essieu, donc facilement plus de 800 kg par roue en statique… et davantage en dynamique lorsque la roue prend appui sur la plaque.

Attention aussi à la répartition de la charge : sur un camping-car, le porte-à-faux arrière et la répartition des masses font que l’essieu arrière est souvent très chargé. Préférez des plaques réputées par les utilisateurs de fourgons, pick-up cellule et 4×4 aménagés plutôt que par les simples automobilistes.

Le matériau : métal ou composite ?

Les deux ont leurs avantages et inconvénients.

Pour un usage régulier en vadrouille, et si vous n’êtes pas en camion militaire de 7,5 t, les modèles en composite renforcé type « off-road » sont souvent le meilleur compromis.

La longueur et la largeur : adaptées à vos roues

Une plaque trop courte ne laissera pas le temps au pneu de reprendre de l’adhérence. Trop longue, elle devient encombrante et lourde.

Petit détail qui a son importance : certains modèles proposent des trous de fixation pour les sangler sur le véhicule en mode déco/stockage. Pratique si vous roulez souvent hors bitume.

Le poids et l’encombrement : la réalité du quotidien

On peut tomber amoureux d’une paire de plaques en acier façon blindé, jusqu’au jour où l’on doit les manipuler sous la pluie, dans la boue, en étant déjà fatigué. Pensez à :

Les versions pliables ou articulées ont un vrai intérêt pour les petits volumes : fourgons, vans, soutes déjà pleines. Mais assurez-vous que les charnières sont costaudes, c’est souvent leur point faible.

Les petits plus à surveiller

Comment bien utiliser une plaque de désensablage militaire en camping-car

De bonnes plaques, c’est bien. Savoir s’en servir, c’est mieux. Une mauvaise manipulation, et vous risquez de les éjecter comme des catapultes ou de vous enfoncer davantage.

Avant tout : arrêter de s’acharner

Le premier réflexe, quand on sent le camping-car patiner, c’est souvent de « mettre un peu plus de gaz ». Mauvaise idée.

Plus vous patinez, plus vous creusez. Et plus vous creusez, plus vos plaques auront du mal à vous sortir de là.

Positionner correctement les plaques

En général, on place les plaques sous les roues motrices (souvent l’essieu avant sur un camping-car, mais vérifiez votre configuration). La méthode de base :

Si vous êtes enlisé profondément, il peut être utile de combiner plaques et matériaux locaux : branches, cailloux, gravier, pour créer une base plus ferme sous la plaque.

Repartir en douceur : l’embrayage est votre meilleur ami

Une fois en place :

Le but : que la roue « grimpe » sur la plaque sans la repousser ni la faire gicler. Si vous sentez que ça patine à nouveau, stoppez, réévaluez la position des plaques, et recommencez.

Sur certains sols (boue très grasse, neige profonde), il est parfois plus efficace de :

Erreurs fréquentes à éviter

Entretien et stockage : pour qu’elles durent vraiment

Les plaques dites « militaires » sont costaudes, mais pas invincibles. Pour qu’elles vous suivent longtemps :

Une housse ou un sac de transport évite aussi de salir tout l’intérieur de la soute après un sauvetage dans la glaise.

Quelques astuces de vieux routier pour les utiliser au mieux

Au fil des kilomètres, on développe quelques petites manies qui changent tout quand ça se gâte.

Un soir d’automne en Espagne, sur une aire improvisée dans un champ fraîchement arrosé, les plaques ont servi deux fois : d’abord pour sortir mon camping-car, puis celui d’un voisin allemand optimiste. Autant vous dire qu’on était rapidement trois ou quatre à les bénir autour d’une bière…

Faut-il vraiment investir dans des plaques de désensablage militaires ?

La réponse dépend beaucoup de votre style de voyage.

Sur le budget, comptez en gros :

Face à une dépanneuse à 250 € ou plus au fin fond de la Sardaigne ou du Portugal, l’investissement se relativise très vite. Sans parler du plaisir de pouvoir explorer un peu plus loin, sans l’angoisse de rester planté au premier nuage noir.

En résumé, si votre camping-car voit régulièrement autre chose que l’enrobé tout lisse des autoroutes, une paire de plaques de désensablage de type militaire fait partie de ces équipements qu’on espère ne jamais utiliser… mais qu’on est infiniment heureux d’avoir sous la main le jour où les roues s’enfoncent. Un peu comme un bon ami : on ne le voit pas tous les jours, mais on sait qu’il répond présent quand on en a vraiment besoin.

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