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Le camping car de breaking bad : histoire, modèle, aménagement et comment s’en inspirer pour son propre véhicule

Le camping car de breaking bad : histoire, modèle, aménagement et comment s’en inspirer pour son propre véhicule

Le camping car de breaking bad : histoire, modèle, aménagement et comment s’en inspirer pour son propre véhicule

Le camping-car de Breaking Bad : un personnage à part entière

Si vous êtes fan de camping-car ET de séries, il y a de fortes chances que le vieux « RV » de Walter White vous soit resté en tête. Ce camping-car poussiéreux au milieu du désert du Nouveau-Mexique, c’est un peu le symbole de Breaking Bad : la liberté, le bricolage de survie… et quelques activités nettement moins recommandables.

Rassurez-vous, ici on ne va pas parler chimie douteuse, mais aménagement, modèle, astuces, et surtout comment s’inspirer de ce camping-car culte pour son propre véhicule… sans finir poursuivi par la DEA.

Un décor, mais surtout un symbole de liberté (et de galère)

Dans la série, le camping-car apparaît dès le premier épisode. C’est le premier « labo » de Walter et Jesse, mais au-delà de la fonction scénaristique, c’est aussi un refuge, un atelier, un plan B sur roues. Exactement ce que beaucoup d’entre nous recherchent dans un camping-car, même si nos recettes à nous sont plutôt à base de pâtes, de café et de siestes panoramiques.

Ce véhicule, on le voit :

Ce mélange de liberté totale et de fragilité permanente, c’est très proche de ce qu’on vit sur la route : le camping-car ouvre toutes les portes… à condition de l’entretenir, de le connaître par cœur, et de garder un minimum de bon sens.

Et c’est là que Breaking Bad, sous ses airs de série dramatique, offre pas mal de leçons au camping-cariste : préparation, autonomie, débrouille… et savoir jusqu’où ne PAS aller.

Quel est le modèle de camping-car dans Breaking Bad ?

Le fameux camping-car de la série est un Fleetwood Bounder, année modèle 1986, monté sur un châssis Chevrolet P30.

Quelques caractéristiques intéressantes pour nous autres voyageurs :

Autrement dit, un monstre pour nos routes européennes. Stationner ça dans un petit village du Tarn ou sur une départementale de montagne, c’est l’assurance de sueurs froides et de demi-tours acrobatiques. Mais en termes d’espace intérieur, c’est un vrai petit appartement sur roues.

Pour la série, plusieurs exemplaires du Bounder ont été utilisés, certains pour les scènes d’intérieur, d’autres pour les cascades et les plans extérieurs. Petit détail amusant : après le succès de Breaking Bad, les fans se sont mis à chasser ce modèle précis, au point d’en faire monter la cote sur le marché de l’occasion US.

À quoi ressemblait vraiment l’intérieur du Bounder ?

Dans la série, l’intérieur du Bounder est transformé en labo clandestin. Mais sous les combinaisons jaunes et les cuves, on devine encore l’aménagement d’origine typique d’un camping-car américain des années 80.

On y trouvait à l’origine :

Le tout dans un style 100 % eighties : teintes marron, beige, doré, boiseries foncées, rideaux épais… Si vous avez déjà visité un vieux camping-car européen des années 80/90, vous voyez le tableau.

La série a ajouté par-dessus :

Mais la base, c’est bien un aménagement classique, tourné vers la vie à bord sur longue durée : cuisine, couchage, coin salon, sanitaires. Les fondamentaux de tout bon véhicule de voyage, en somme.

Ce que la série montre (et ce qu’elle cache) côté technique

En regardant Breaking Bad avec un œil de camping-cariste, on repère très vite deux ou trois libertés prises avec la réalité. Et c’est tant mieux : sinon, la moitié de la série se passerait à Walter en train de purger ses eaux grises et de vérifier le niveau du liquide de refroidissement.

Quelques points amusants à noter :

En revanche, la série illustre très bien :

Et ça, pour le coup, c’est 100 % transposable à nos aventures de camping-caristes, même sans désert du Nouveau-Mexique.

Comment s’inspirer du camping-car de Breaking Bad pour son propre véhicule

Vous n’allez évidemment pas transformer votre fourgon en mini-labo clandestin (du moins, j’espère…). Mais le Bounder de Breaking Bad est une mine d’inspiration pour aménager son véhicule avec une vraie logique de vie à bord « hors système ».

Priorité n°1 : autonomie et vie hors réseau

Ce que symbolise avant tout ce camping-car, c’est la capacité à vivre plusieurs jours en totale autonomie. Pour adapter ça à un projet réaliste de voyage, on peut travailler sur :

Vous n’avez pas besoin d’atteindre le niveau de clandestinité de Walter White, mais viser 3 à 4 jours d’autonomie réelle sans branchement ni remplissage, c’est un confort incroyable quand on aime les spots isolés.

Priorité n°2 : aménagement polyvalent et modulable

Dans la série, le Bounder sert tour à tour de cuisine, de labo, de planque, de chambre, de véhicule de fuite… Si on gomme la partie illégale, ça donne une bonne règle d’or : chaque zone doit pouvoir servir à plusieurs usages.

Quelques idées pour s’en inspirer :

L’idée n’est pas de sacrifier le confort pour le côté « labo de fortune », mais de penser chaque meuble comme un élément multifonction : s’asseoir, dormir, ranger, travailler.

Priorité n°3 : discrétion et sobriété extérieure

Le Bounder de Breaking Bad est en réalité un très mauvais exemple en matière de discrétion : énorme, bariolé, repérable à 10 km. Tout ce qu’un voyageur un peu discret essaie d’éviter.

En revanche, ce que la série montre bien, c’est que quand l’intérieur est bien pensé, l’extérieur n’a pas besoin d’être tape-à-l’œil. Pour un projet inspiré sans le copier-coller :

L’esprit Breaking Bad, c’est finalement : vivre sa vie à part, sans forcément l’exposer. On peut le faire de manière bien plus pacifique et légale.

Idées d’aménagement inspirées, mais 100 % légales

Si ce camping-car vous fascine, voici quelques pistes pour lui rendre hommage sans aucun risque avec la maréchaussée :

On peut même pousser le clin d’œil en accrochant quelque part un petit symbole de la série (un autocollant discret, un mug « Los Pollos Hermanos » dans le placard…). L’hommage reste léger, mais le sourire est garanti à chaque café du matin.

Ce que Breaking Bad nous rappelle sur la vie en camping-car

Au-delà du folklore, le Bounder de Breaking Bad met en lumière quelques grandes vérités que tout camping-cariste finit par découvrir :

Sur la route, on développe une relation presque affective avec son véhicule. On apprend ses bruits, ses petites faiblesses, on sait comment il réagit au vent, à la chaleur, aux montées. Le Bounder de Breaking Bad n’échappe pas à cette règle : c’est un vieux compagnon un peu caractériel, mais fidèle… jusqu’à un certain point.

Faut-il vraiment chercher un « Breaking Bad RV » pour voyager ?

Pour un voyage en Europe, la réponse est claire : non, sauf si vous êtes collectionneur et prêt à accepter un gabarit immense, une conso record et des soucis mécaniques potentiels. Les RV américains de cette époque sont des engins fascinants, mais pas forcément adaptés à notre réseau routier.

En revanche, on peut très bien :

Un bon vieux Fiat, Mercedes, Ford ou Renault bien aménagé, avec une petite touche esthétique inspirée des années 80, vous donnera autant – sinon plus – de plaisir qu’un gros Bounder américain, tout en s’adaptant bien mieux aux cols, aux villages perchés et aux petites routes côtières.

En route, mais pas à la manière de Walter White

Le camping-car de Breaking Bad est entré dans la culture populaire parce qu’il incarne un fantasme simple : disparaître quelques jours du monde, se retrouver au milieu de nulle part avec tout ce qu’il faut à bord, et vivre selon ses propres règles.

La bonne nouvelle, c’est que cette partie-là est parfaitement accessible, sans rien avoir à cacher à la police. Un véhicule fiable, un aménagement bien pensé, un peu d’autonomie, un brin de débrouille… et vous voilà prêts à écrire vos propres épisodes, beaucoup plus lumineux que ceux de Walter.

Alors, la prochaine fois que vous verrez le Bounder se perdre dans les pistes poussiéreuses du Nouveau-Mexique, posez-vous la question : et si, plutôt qu’un labo clandestin, j’y mettais une bonne cafetière italienne, quelques bouquins, mon VTT ou ma planche de surf ? La série serait sûrement moins noire, mais la vie à bord, elle, serait infiniment plus belle.

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