Les amis du campingcar et du van

Italie en camping car : itinéraire du nord au sud entre lacs, toscane et pouilles

Italie en camping car : itinéraire du nord au sud entre lacs, toscane et pouilles

Italie en camping car : itinéraire du nord au sud entre lacs, toscane et pouilles

Il y a des pays qui semblent avoir été dessinés pour le voyage en camping-car. L’Italie fait clairement partie de ceux-là. Des lacs du Nord aux oliviers tordus des Pouilles, en passant par les collines dorées de Toscane, on passe d’un décor de carte postale à un autre… sans jamais avoir besoin de lâcher le volant très longtemps.

Je te propose ici un itinéraire du nord au sud, taillé pour un voyage de 3 à 4 semaines en camping-car ou en van, avec des étapes que j’ai testées, aimées, parfois ratées… mais toujours vécues à fond. On va parler routes, spots pour dormir, petites astuces et gros coups de cœur. Prêt à faire chanter le moteur et chauffer la cafetière italienne ?

Préparer son voyage en camping-car en Italie

Commençons par le basique : oui, l’Italie en camping-car, c’est facile. Mais il y a quelques subtilités à connaître pour voyager l’esprit léger.

Accès et péages : Les autoroutes (autostrade) sont payantes, souvent plus chères qu’en France, mais très pratiques pour avaler des kilomètres. Avec un camping-car, tu payeras souvent la catégorie « véhicules 2 essieux > 3m ». Pour limiter la facture :

Stations-service et GPL : On trouve du carburant partout, mais souvent plus cher sur autoroute. Le GPL (pour le frigo ou chauffage de certains véhicules) est bien distribué, mais pas dans toutes les pompes : pense à anticiper avant les zones plus rurales, notamment dans le Sud.

Nuit en camping-car : L’Italie est plutôt « camping-car friendly » mais avec quelques nuances :

Un dernier conseil de vieux routard : en Italie plus qu’ailleurs, ne laisse rien traîner à l’extérieur la nuit dans les zones urbaines. La plupart des étapes se passent sans histoire, mais autant éviter les mauvaises surprises.

Les grands lacs du Nord : douceur de vivre et panoramas de carte postale

On commence en beauté par le Nord, autour des grands lacs. Si tu arrives par la frontière française (Tunnel du Fréjus ou du Mont-Blanc), c’est un premier stop idéal pour se mettre dans l’ambiance italienne.

Lac de Côme : C’est le plus spectaculaire… et aussi le plus étroit côté routes. Avec un gros camping-car, il vaut mieux rester vigilant.

Lac de Garde : Plus ouvert, plus accessible, parfait avec un grand gabarit.

Une fin de journée typique ici : on gare le camping-car face au lac, on sort les chaises, on fait couler un café, et on regarde doucement les montagnes se teinter de rose. À ce moment-là, on sait pourquoi on a choisi la maison sur roues.

Descendre vers la Toscane : entre Emilie-Romagne et collines dorées

Depuis les lacs, direction le sud. Tu peux faire une halte autour de Parme, Modène ou Bologne : moins connues des voyageurs en camping-car, mais parfaites pour une escale gourmande. Entre le jambon de Parme, le parmesan et le vinaigre balsamique, ce n’est pas vraiment la région pour commencer un régime.

Ensuite, on file vers la Toscane, par exemple en passant par Florence, puis en rayonnant dans la campagne.

Florence en camping-car :

Les collines du Chianti :

C’est un terrain de jeu fabuleux pour les camping-caristes, mais les routes sont parfois étroites. Avec un véhicule de plus de 7,50 m, mieux vaut planifier un minimum son itinéraire.

Un souvenir marquant : un lever de soleil sur des rangées de vignes noyées dans la brume, le café qui fume sur la table extérieure, et ce silence interrompu seulement par un tracteur lointain. La Toscane sait se faire douce le matin.

Val d’Orcia et villages perchés : la Toscane de carte postale

En continuant vers le sud de la Toscane, on entre dans le Val d’Orcia, cette région qui ressemble à un fond d’écran d’ordinateur : collines ondulantes, cyprès alignés, fermes isolées.

Routes et stationnement :

À voir absolument :

C’est une région où tu vas forcément accumuler les photos : chaque virage semble avoir été pensé pour Instagram… bien avant l’invention du smartphone.

Cap vers la côte Adriatique puis l’Italie du Sud

À ce stade, tu as deux choix : longer la côte tyrrhénienne vers Rome et Naples, ou basculer vers l’Adriatique pour descendre progressivement vers les Pouilles. Pour un itinéraire plus « tranquille » et moins saturé, je te propose l’option Adriatique.

Les Marches & Abruzzes :

Ces régions sont moins connues, et c’est tant mieux pour nous.

En descendant, tu sens le changement d’ambiance : les villages deviennent plus blanchis à la chaux, les oliviers se rapprochent, les accents se chantent davantage. Bienvenue dans le Sud.

Arriver dans les Pouilles : la porte d’entrée du talon italien

Les Pouilles, c’est un peu la cerise sur le tiramisu. Une région plus sauvage, plus authentique, où le camping-car est un formidable allié pour explorer criques perdues et villages blancs.

Conseils de route dans les Pouilles :

Polignano a Mare, Monopoli et la côte rocheuse

La partie nord des Pouilles côté Adriatique est un enchaînement de petites merveilles.

Polignano a Mare :

Monopoli :

Un soir, j’y ai dégusté un plateau de fruits de mer assis sur les marches d’un quai, avec le camping-car garé à dix minutes à pied. Il y a des restaurants, oui… mais parfois, la meilleure table, c’est la marche fraîchement polie par des années de marins.

Alberobello et la vallée d’Itria : pays des trulli

Impossible de venir dans les Pouilles sans passer par la vallée d’Itria et ses célèbres trulli, ces petites maisons en pierre sèches aux toits coniques.

Alberobello :

Locorotondo et Martina Franca :

Dans cette vallée, beaucoup de séjours à la ferme (agritourismes) acceptent les camping-cars pour la nuit. Certains te proposent même l’huile d’olive maison au petit-déjeuner. C’est ce genre de détail qui fait qu’on s’attache à une région.

Le Salento : bout du monde italien en camping-car

Encore un peu plus au sud, c’est le Salento, l’extrême pointe du talon italien. Là, tu as vraiment l’impression d’arriver au bout de quelque chose.

Lecce :

Côtes ionienne et adriatique :

Une soirée sur la côte ionienne, garé à quelques mètres de la plage, la porte latérale grande ouverte, cuisine qui embaume l’ail et l’huile d’olive, c’est un petit bout de paradis sur quatre roues.

Conseils pratiques pour un itinéraire du nord au sud

Avant de plier la carte (ou d’éteindre le GPS), quelques conseils glanés au fil des kilomètres :

Durée recommandée :

Période idéale :

Eau, gaz, électricité :

Sécurité :

De la brume matinale sur le lac de Côme aux nuits tièdes des Pouilles, la traversée de l’Italie en camping-car, c’est un voyage qui se savoure autant en roulant qu’à l’arrêt. Ce n’est pas seulement une ligne sur la carte, c’est une succession de petites scènes : un café pris au comptoir d’un bar de village, un bivouac improvisé face à un champ d’oliviers, une conversation mimée avec un papy qui te guide pour manœuvrer dans une ruelle trop étroite.

Et c’est là tout l’intérêt de la maison sur roues : être libre de rallonger un séjour dans ce petit village toscan où le boulanger te reconnaît déjà, ou de filer plein sud parce qu’on t’a parlé d’une crique aux eaux turquoises près d’Otranto. L’Italie te tend la main ; à toi de tourner la clé de contact.

Quitter la version mobile