Les amis du campingcar et du van

Camping car italie : conseils pratiques pour circuler, stationner et éviter les amendes

Camping car italie : conseils pratiques pour circuler, stationner et éviter les amendes

Camping car italie : conseils pratiques pour circuler, stationner et éviter les amendes

Si tu n’as jamais entendu un GPS hurler « Faites demi-tour dès que possible » au milieu d’une ruelle médiévale italienne large comme un couloir, c’est que tu n’es pas encore vraiment allé en Italie en camping-car. Rues étroites, zones interdites (les fameuses ZTL), stationnement parfois folklorique… et pourtant, quel terrain de jeu incroyable pour nos maisons roulantes.

Dans cet article, je te propose un tour d’horizon très concret de ce qu’il faut savoir pour circuler, stationner et éviter les amendes en Italie avec ton camping-car ou ton van. Pas de théorie poussiéreuse : du vécu, du pratique, du « testé pour vous », pour que tu profites de la dolce vita sans recevoir la moindre lettre salée quelques mois après ton retour.

Pourquoi l’Italie est un paradis… mais pas pour les distraits

L’Italie, c’est un condensé de tout ce qu’on aime en camping-car : des villages perchés, des lacs tranquilles, des côtes spectaculaires et des montagnes qui donnent envie de rester des semaines. Mais c’est aussi un pays où les règles de circulation sont appliquées (et verbalisées) avec sérieux, surtout dans les villes et les zones touristiques.

Lors de mon premier road trip italien, je me suis laissé piéger par une ZTL à Pise. Une petite erreur de navigation, 200 mètres de trop… et six mois plus tard, un recommandé bien épicé dans la boîte aux lettres. Depuis, je joue beaucoup plus finement.

La bonne nouvelle, c’est qu’avec quelques réflexes simples, tu peux rouler serein et éviter 95 % des ennuis. On y va.

Comprendre les règles de circulation en Italie

Globalement, le code de la route italien ressemble beaucoup au nôtre. Mais il y a quelques particularités importantes à connaître pour un camping-car.

Limitation de vitesse (pour un camping-car < 3,5 t, sans remorque) :

Si ton camping-car dépasse 3,5 t, les limites peuvent être plus basses (par exemple 80 sur route et 100 sur autoroute). Elles sont indiquées sur des panneaux spécifiques pour les véhicules lourds, pense à les repérer.

Les autoroutes (Autostrade)

Les autoroutes italiennes sont généralement en bon état, mais payantes. Tu prends un ticket à l’entrée et tu paies à la sortie selon la distance parcourue.

Particularités à ne pas oublier

Et puis, il y a cet art très italien du « je me faufile partout ». Ne te laisse pas stresser : reste calme, prévisible, garde tes distances, et laisse les locaux jouer à Tetris autour de toi.

ZTL : ces trois lettres qui coûtent (très) cher

Les ZTL, ce sont les Zone a Traffico Limitato, des zones à trafic limité, généralement dans les centres historiques. En pratique : zones interdites à la plupart des véhicules non autorisés, sous l’œil attentif de caméras.

La plupart des touristes qui se font flasher en Italie se font piéger par ces ZTL. Pas par excès de vitesse. Pas par stationnement. Par ces maudites petites rues avec un panneau blanc et rouge pas toujours très visible.

Comment reconnaître une ZTL ?

Villes très concernées :

Mes règles d’or pour éviter les ZTL

Un conseil : avant d’arriver dans une grande ville, je vérifie systématiquement sur Internet « ZTL + nom de la ville ». On trouve souvent des plans détaillés indiquant où elles se situent, ainsi que des informations sur les parkings adaptés aux camping-cars.

Stationner en camping-car : où dormir tranquille ?

Le stationnement, c’est là que l’Italie peut être à la fois géniale… et parfois un peu tatillonne. La clé, c’est de bien distinguer où tu peux simplement te garer, et où tu peux réellement rester pour la nuit.

Les aires de service et de stationnement (Aree di sosta)

C’est le meilleur ami du camping-cariste en Italie. On trouve :

Avantages :

Les campings (Campeggi)

Classiques, mais parfois un peu chers dans les zones très touristiques (lacs, Cinque Terre, côte amalfitaine…). En haute saison, mieux vaut réserver si tu vises un spot très prisé.

Le stationnement sur parkings

Tu as le droit de stationner sur un parking classique, dans la limite :

Dans de nombreuses communes côtières, des panneaux du type « Divieto di sosta camper » fleurissent près des plages, en particulier en été. Là, inutile de jouer : la police municipale passe régulièrement et les amendes peuvent tomber au petit matin.

Bivouac et « sauvage » : tolérance très variable

Officiellement, le camping sauvage est généralement interdit en Italie, surtout sur le littoral et dans les parcs naturels. Dans les faits, la tolérance dépend :

Mes repères personnels :

Pour trouver les bons spots, des applis comme Park4Night, Campercontact ou des groupes Facebook dédiés à l’Italie sont de vraies mines d’or. Mais garde ton sens critique : ce qui était toléré en 2019 ne l’est plus forcément aujourd’hui.

Comment éviter les amendes (et quoi faire si ça tombe)

Personne n’a envie de financer le budget de la commune avec son porte-monnaie. Pourtant, en Italie, les amendes arrivent souvent plusieurs mois après, quand on a presque oublié le voyage…

Les grandes sources d’amende pour les camping-caristes

Mes réflexes pour rester dans les clous

Que se passe-t-il si tu reçois une amende ?

Si tu passes par un péage, un parking ou une location (voiture de remplacement, par exemple), les autorités peuvent retrouver ton adresse en France. Tu peux donc recevoir une amende :

Généralement :

Mon conseil : si l’amende est claire (par exemple ZTL, excès de vitesse documenté) et raisonnable, je règle en profitant de la réduction. Ça m’évite de traîner ça comme un caillou dans la chaussure, et c’est le prix de l’expérience.

Itinéraires et astuces perso pour rouler serein en Italie

Au-delà des règles, il y a surtout une façon d’organiser ton voyage qui te simplifie énormément la vie. Avec les années, j’ai affiné quelques habitudes qui changent tout.

Préférer les parkings relais pour les grandes villes

Pour Florence, Rome, Bologne, Naples et consorts, j’évite systématiquement d’approcher du centre avec mon camping-car. À la place :

Éviter les routes trop « sportives » avec un gros gabarit

L’Italie adore les routes scéniques… mais pas forcément pensées pour les 7,5 mètres de long. Avant de m’engager sur :

… je vérifie les avis d’autres camping-caristes, la largeur de la route, et la possibilité de faire demi-tour. Parfois, il vaut mieux laisser le camping-car sur une aire et prendre un bus local ou un scooter de location.

Voyager hors saison quand c’est possible

Le printemps et l’automne sont des périodes bénies :

En plein été, surtout sur la côte, l’Italie peut devenir très « anti camping-car » dans certaines communes. J’adapte alors mes itinéraires vers les montagnes, les lacs, ou l’intérieur des terres.

Gérer l’eau, le gaz et la chaleur

Sécurité et bon sens

L’Italie n’est pas plus dangereuse que d’autres destinations, mais en camping-car :

Au fil des ans, ce sont ces petits réflexes qui m’ont permis de profiter pleinement des merveilles italiennes sans passer mon temps à surveiller le rétro en craignant le PV ou la mauvaise rencontre.

Rouler en Italie en camping-car, c’est accepter une part de surprise, de petites routes qui tournicotent et de panneaux parfois déroutants… mais c’est aussi le plaisir immense de se réveiller face à un lac de montagne, de déjeuner à l’ombre des cyprès, ou de dîner avec une pizza sortie tout droit d’un four napolitain, à deux pas de ton véhicule.

Avec ces quelques clés pour circuler, stationner et garder ton portefeuille à l’abri des mauvaises surprises, tu as maintenant tout ce qu’il faut pour préparer ton propre road trip italien. Alors, tu mets quoi comme première étape : Toscane, Dolomites, Pouilles… ou tout ça à la fois ?

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