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Camping car en turquie : formalités, sécurité et spots incontournables entre mer et montagnes

Camping car en turquie : formalités, sécurité et spots incontournables entre mer et montagnes

Camping car en turquie : formalités, sécurité et spots incontournables entre mer et montagnes

Préparer son camping-car pour la Turquie : papiers, franchissement et petites astuces

Je me souviens encore du moment où j’ai passé la frontière bulgaro-turque avec mon camping-car : un mélange d’excitation, de trac administratif et d’odeur de café turc qui flottait près des guérites. La bonne nouvelle, c’est que si on arrive préparé, l’entrée en Turquie en camping-car se fait plutôt sereinement.

Pour les ressortissants français (et beaucoup d’Européens), l’accès à la Turquie pour un voyage touristique est généralement sans visa pour des séjours de moins de 90 jours sur une période de 180 jours. Un simple passeport ou carte d’identité valide suffit souvent.

Ceci étant dit, les règles évoluent. Avant de tourner la clé du contact :

Là où les choses se corsent un peu, c’est pour le véhicule.

À la frontière, on vous demandera généralement :

Beaucoup d’assurances auto européennes n’incluent pas la Turquie d’office. Votre carte verte comporte une liste de pays couverts : si le code « TR » est barré, vous n’êtes pas assuré là-bas. Pas de panique, mais il faudra :

On pourra aussi vous demander de remplir un formulaire d’entrée du véhicule, avec une durée maximale pendant laquelle le camping-car peut rester en Turquie (souvent liée à votre durée de séjour autorisée). Retenez une règle simple :

Vous ne pouvez pas laisser votre camping-car en Turquie si vous quittez le pays sans lui. Les douaniers enregistrent votre véhicule sur votre passeport, c’est personnel.

Conduire en Turquie : code, péages et réalités de la route

Conduire en Turquie, c’est un peu comme entrer dans une chorégraphie bien rodée, mais où tout le monde improvise un peu… Soyons clairs : on s’y fait vite, à condition de respecter quelques bases.

Les limites de vitesse indicatives (à vérifier sur place, car elles peuvent évoluer) :

En camping-car, surtout si vous êtes lourd et long, mieux vaut rester en-dessous et conduire « à la cool ». L’état des routes principales est globalement bon, voire excellent sur certains axes récents. En montagne ou dans des zones plus rurales, on rencontre :

Un mot sur les autoroutes : la plupart des grands axes sont équipés d’un système de péage électronique appelé HGS. Pas de guérite avec ticket à l’ancienne : des portiques scannent votre véhicule.

Concrètement, vous aurez besoin :

Si vous utilisez les autoroutes sans HGS crédité, les amendes peuvent être salées. Autre particularité : la circulation en ville, notamment à Istanbul ou Izmir, peut être sportive pour un gros camping-car. Entre les taxis hyperactifs, les scooters qui surgissent et les rues parfois étroites, je vous l’avoue : j’ai parfois préféré garer le camping-car en périphérie et continuer en transports en commun.

Questions de sécurité : état des routes, bivouacs et zones à éviter

Est-ce que la Turquie est un pays « sûr » pour voyager en camping-car ? La réponse courte : globalement oui, à condition de garder la même vigilance que partout ailleurs… et d’être un peu plus attentif dans certaines régions.

Dans la grande majorité des zones touristiques (côtes, grandes villes, Cappadoce), les camping-caristes rapportent des expériences très positives :

Quelques principes de base que j’applique systématiquement :

Concernant la situation géopolitique, certaines zones de l’est et du sud-est du pays sont parfois déconseillées (proximité de la Syrie, tensions ponctuelles). Là encore, le réflexe utile :

En montagne, le vrai danger n’est pas tant humain que naturel : routes étroites, éboulis, virages serrés. Mon conseil : évitez les routes secondaires de nuit, surtout sous la pluie ou la neige. En Cappadoce par exemple, une petite route givrée au lever du jour m’a rappelé à quel point le poids d’un camping-car peut se transformer en luge peu contrôlable…

Où dormir en Turquie avec son camping-car : entre liberté et tolérance

Le bivouac en Turquie, c’est un peu ce doux compromis entre liberté quasi-totale et nécessité de rester discret et respectueux. Dans de nombreuses régions, il est toléré de dormir dans son camping-car en dehors des campings, notamment :

Les applications comme Park4Night ou iOverlander sont de vraies mines d’or pour repérer :

En revanche, certains endroits sont à éviter pour dormir :

En Turquie, le bon sens est votre meilleur allié. Quand j’ai un doute, je vais souvent demander à un commerçant, un restaurateur ou à la police locale si c’est gênant de dormir à tel endroit. La plupart du temps, on me répond avec un sourire et parfois on m’indique un coin encore mieux.

Entre mer Égée et Méditerranée : spots côtiers à ne pas manquer

Vous aimez les réveils face à la mer, les odeurs de pin chauffé par le soleil et le clapotis des vagues au pied du camping-car ? La Turquie a de quoi combler vos envies, spécialement sur les côtes égéenne et méditerranéenne.

Quelques spots et zones coups de cœur :

Sur le littoral, il m’est arrivé plus d’une fois de me faire inviter à partager un barbecue improvisé par des familles turques venues passer le week-end : si vous entendez « gel, gel ! » (« viens, viens ! »), il y a de fortes chances qu’une assiette de köfte ou quelques poissons grillés soient en préparation.

Gardez en tête :

Cap sur les montagnes : Cappadoce, Taurus et fraîcheur d’altitude

Si la mer est un rêve bleu, la Turquie côté montagnes est un voyage dans un autre monde. Dès qu’on prend un peu de hauteur, le camping-car se transforme en chalet mobile.

La Cappadoce est évidemment l’étape phare. Y venir en camping-car, c’est :

C’est une région très fréquentée, donc l’offre en campings et parkings adaptés aux véhicules de loisir est abondante. L’ambiance y est presque « village international des nomades » en haute saison.

Plus au sud, les monts Taurus offrent une fraîcheur bienvenue en été. Quelques idées :

Les routes peuvent devenir étroites, mais les paysages sont grandioses. On alterne gorges profondes, villages perchés et forêts de pins. Là-haut, un bon chauffage dans le camping-car n’est pas un luxe, même au printemps ou à l’automne : les nuits peuvent être fraîches, voire franchement froides.

Un petit conseil que j’ai appris à mes dépens : pensez à vérifier vos freins et votre système de refroidissement avant d’attaquer de longues descentes en montagne. En Turquie, certaines rampes sont longues, très longues… et le poids d’un camping-car se rappelle vite à votre bon souvenir.

Services, gaz, eau et vie pratique en camping-car en Turquie

Sur la route, la vie quotidienne en camping-car en Turquie est plus simple qu’on pourrait l’imaginer au premier abord.

Pour l’eau :

Pour le gaz, c’est un peu plus délicat :

Pour le gazole, aucune difficulté particulière : le réseau de stations-service est dense, même dans des régions plus reculées. Les prix fluctuent, mais resteront souvent inférieurs à ceux de certains pays d’Europe de l’Ouest.

Les aires de vidange spécifiques camping-car ne sont pas aussi répandues qu’en France, mais :

Enfin, pour la connectivité, acheter une carte SIM locale avec data à l’arrivée peut faciliter la vie : GPS en ligne, recherche de spots, traduction, échanges avec les locaux via WhatsApp… Cela permet aussi de vérifier en temps réel l’état des routes ou la météo, ce qui n’est pas un luxe dans les zones montagneuses.

Quand partir, et combien de temps rester ?

La Turquie étant immense, on sous-estime souvent les distances. Traverser le pays d’ouest en est, ou remonter de la Méditerranée jusqu’à la mer Noire, ce n’est pas une balade de week-end.

Pour un premier voyage en camping-car, je trouve que le combo suivant fonctionne bien :

Côté saison, mes préférences :

L’été, la chaleur peut devenir franchement écrasante sur la côte, surtout pour le sommeil en camping-car sans climatisation. L’hiver, en revanche, la neige peut rendre certaines routes montagneuses délicates, même si la côte méditerranéenne reste relativement douce.

La Turquie en camping-car, c’est finalement un grand terrain de jeu entre mer et montagnes, où l’on peut enchaîner dans la même semaine :

Avec un peu de préparation administrative, quelques précautions de sécurité et cette curiosité qui nous pousse à tourner toujours un peu plus loin le volant, la route turque offre ce mélange rare de dépaysement, de rencontres chaleureuses et de grands espaces, exactement ce que l’on vient chercher quand on choisit de vivre la liberté sur quatre roues.

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