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Belgique en camping car : itinéraires côtiers, villes d’art et bonnes adresses pour stationner

Belgique en camping car : itinéraires côtiers, villes d’art et bonnes adresses pour stationner

Belgique en camping car : itinéraires côtiers, villes d’art et bonnes adresses pour stationner

Je me souviens encore de la première fois où j’ai passé la frontière belge en camping-car. À peine le panneau « Belgique » dépassé, la pluie s’est invitée, comme pour respecter le cliché. Mais quelques kilomètres plus loin, le ciel s’est ouvert sur un coucher de soleil orange, et j’ai compris qu’ici, il ne fallait jamais se fier aux premières impressions.

La Belgique, c’est un concentré d’Europe : une côte compacte mais pleine de surprises, des villes d’art à tomber, une gastronomie généreuse (et pas seulement des frites, promis) et, surtout, un pays plutôt accueillant pour les camping-caristes… à condition de connaître deux ou trois astuces.

Voyager en camping-car en Belgique : ce qu’il faut savoir avant de partir

La Belgique ne fait pas partie des destinations « XXL » comme l’Espagne ou l’Italie, mais c’est justement ce qui fait son charme pour un road trip : distances courtes, routes globalement bonnes, et une vraie diversité sur un petit territoire.

Quelques points pratiques pour démarrer sereinement :

Une fois ces bases posées, on peut attaquer le cœur du voyage : la côte, les villes d’art, et les bons plans pour se poser sans se ruiner.

La côte belge en camping-car : un ruban de sable, de digues et de crevettes grises

La côte belge, c’est une soixantaine de kilomètres tout au plus, mais elle se traverse comme on lit un petit roman : vite, si on veut, mais on passe à côté de l’essentiel. L’idéal, c’est de la parcourir en 2 à 4 jours, en faisant des sauts de puce entre stations balnéaires.

Petit secret : ici, un tram longe toute la côte, de La Panne à Knokke-Heist. Si vous trouvez une aire un peu en retrait, vous pouvez ensuite tout faire en tram côtier, en laissant le camping-car tranquille.

De Panne et Nieuport : dunes, nature et premiers pas en Belgique

En arrivant depuis la France, De Panne est souvent la première étape logique.

Où stationner ? Autour de De Panne et Nieuport, plusieurs campings et aires sont clairement indiqués. On évite de jouer avec le feu sur le front de mer : les contrôles peuvent être fréquents en haute saison.

Ostende, Blankenberge, Knokke : la côte belge version « urbaine »

En remontant la côte, l’ambiance change. On quitte doucement les grandes étendues naturelles pour des stations plus urbaines, avec longues digues, immeubles face mer, restaurants et cafés partout.

Ostende : la ville la plus emblématique de la côte.

Blankenberge : légèrement plus familiale, avec sa jetée emblématique qui s’avance dans la mer. Ambiance « vacances à la mer » assumée, glaciers à gogo, et longues balades possibles en direction de Zeebruges.

Knokke-Heist : plus chic, plus « design », avec ses galeries d’art et ses boutiques haut de gamme. Bon endroit pour une promenade élégante, voire pour observer un ballet discret de voitures de luxe en soirée.

Stationner le camping-car sur la côte :

Une astuce que j’utilise souvent : se poser dans une aire un peu à l’intérieur des terres (souvent moins chère et plus calme), puis rejoindre la côte à vélo ou en transport. Avec des pistes cyclables bien développées, c’est un plaisir de longer les polders au petit matin.

De la mer aux villes d’art : Bruges, Gand, Anvers, Bruxelles

Le véritable avantage de la Belgique, c’est que peu importe où vous êtes, vous n’êtes jamais très loin d’une ville d’art. Depuis la côte, Bruges est à portée de roues, et de là, tout s’enchaîne parfaitement pour un itinéraire culturel en camping-car.

Bruges en camping-car : carte postale médiévale et petites astuces

Bruges, c’est un peu le piège agréable : on pense y rester une demi-journée, on y passe deux jours sans s’en rendre compte.

Stationner à Bruges : le centre est interdit aux camping-cars, mais plusieurs parkings et aires dédiées existent en périphérie, souvent bien reliées au centre par bus ou vélo. Je conseille de :

Gand : le charme sans la foule

Gand, c’est un peu la petite sœur plus « locale » de Bruges. Moins touristique, plus étudiante, et tout aussi belle.

Et côté camping-car ? Gand propose plusieurs solutions de stationnement en dehors du cœur médiéval. On se gare, on sort les vélos, et le tour est joué. J’y ai passé une soirée à écouter un groupe de jazz improvisé sur une petite place… le genre de cadeau que la Belgique offre sans prévenir.

Anvers : diamant, port et architecture

En remontant vers le nord-est, Anvers surprend par sa modernité mêlée à un patrimoine historique impressionnant.

Les camping-cars trouveront plus facilement place en bordure de ville, avec des parkings ou aires relativement bien indiqués. L’idéal est d’opter pour un emplacement relié au centre par tram ou vélo, car la circulation en cœur de ville peut être dense.

Bruxelles en camping-car : capitale à taille humaine

Bruxelles n’est pas la ville la plus simple pour circuler en camping-car, mais elle vaut largement l’effort.

Se poser à Bruxelles : mieux vaut éviter de s’aventurer au hasard. Cherchez une aire ou un camping en périphérie, bien desservi par les transports. On gagne en sérénité, et on profite pleinement de la visite, sans se soucier de la hauteur des parkings souterrains ou des voies étroites.

Idées d’itinéraires en Belgique pour 5 à 10 jours en camping-car

Voici quelques combinaisons qui fonctionnent bien, selon le temps dont vous disposez.

Sur 5 jours :

Sur 8 à 10 jours :

C’est l’un des rares pays où l’on peut enchaîner mer, villes médiévales, capitale européenne et vallées verdoyantes sans jamais faire plus de deux heures de route d’un coup.

Bien se stationner : aires, campings et bons réflexes

En Belgique, on trouve de tout : de petites aires municipales simples mais efficaces, des campings très bien équipés, et des parkings mixtes où les camping-cars sont tolérés pour la nuit, parfois avec une participation modique.

Quelques conseils généraux :

Services et vidanges : la plupart des aires dédiées proposent un point d’eau et une zone de vidange (eaux grises et cassette WC). Pensez à :

Budget : combien prévoir pour un road trip en Belgique ?

Le budget varie évidemment selon votre style de voyage, mais quelques repères :

La bonne nouvelle, c’est que la Belgique étant compacte, vous ne consommerez pas des centaines de litres de diesel pour relier vos étapes.

Météo et meilleure période pour visiter la Belgique en camping-car

On ne va pas se mentir : la Belgique, ce n’est pas le désert andalou. Mais c’est justement ce mélange de lumière changeante, de ciels dramatiques et de rayons de soleil inattendus qui donne parfois des instants magiques.

Quoi qu’il arrive, prévoyez :

Une dernière image avant de tourner la clé

Si je devais garder un seul souvenir de la Belgique en camping-car, ce serait peut-être cette soirée à Bruges. Je m’étais garé en périphérie, j’avais rejoint le centre à vélo. La pluie venait enfin de s’arrêter. Les pavés brillaient encore, les façades se reflétaient dans l’eau immobile des canaux, et un carillon résonnait au loin.

Je me suis dit que c’était exactement pour ça qu’on voyage en camping-car : pour ces instants suspendus, entre deux aires de service, entre une assiette de moules et un cornet de frites, entre la pluie et le retour du soleil.

La Belgique n’est peut-être pas la destination la plus spectaculaire d’Europe. Mais elle sait se montrer généreuse avec ceux qui prennent le temps de la traverser doucement, au rythme d’un moteur qui ronronne et d’une bouilloire qui siffle. Et si, cette année, c’était votre tour de remonter la côte, de vous perdre dans les ruelles de Bruges et de garer votre maison roulante à l’ombre des beffrois ?

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